&Une nuit. Un désir. Quelques instants. Un souvenir. Une vérité.
# Sïana.

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jeudi 12 décembre 2013

Ecorce.



J'ai épluché ta peau. Muant sous mes doigts.
J'ai accepté d'embrasser ta perfidie. De corrompre mes mœurs. De colporter d'autres valeurs. 
Je t'ai froissé entre mes ronces. Museler dans mes étreintes. Dans la folie, j'ai effeuillé ton voile. Bercer nos retrouvailles. 
J'ai fredonné ton air bien-aimé, tu m'as murmuré d'arrêter.
Simple bourreau obstiné.


# Sïana. ©

samedi 30 novembre 2013

dissimuler.


Des planches en bois en guise de trappe.
Des masques comme des frappes.
Des pinceaux entremêlés.
Des semblants de fils barbelés.

Des fissures épineuses.
Des angoisses mitrailleuses.
Des cadenas insoumis.
Des âmes dans l'oubli.


Des pardons récoltés.
Des sourires écartés.
Des mémoires enchaînées.
Des êtres opprimés.

# Sïana. ©

vendredi 22 novembre 2013

amputation.


Les gouttes de pluie perlaient sur sa vitre. L'odeur humide de la terre se répandait jusque dans sa chambre. Envahissant toute sa pièce, tout son corps. Il restait lasse, debout devant sa fenêtre. Les bras ballants. Muet comme son ombre. A l'opposé, son regard était ferme, dur ; déterminé semblait-il. Insensible par les cris de cette femme qui hurlait son nom. Les photos présentes sur les murs se détachaient une à une, chacune leur tour. Ses moments de bonheur, d'insouciance; cette beauté du monde qu'il pouvait percevoir autrefois n'étaient plus. Aujourd'hui, il pensait que cela n'avait jamais existé. Ses membres ont commencé à se crisper. Il commença à trembler. Etait-ce de froid ou de peur ? La porte s'ouvrit brutalement. Arrachant la poignée d'un coup sec. Une femme apparue. Elle se tenait péniblement contre le mur, des deux mains, essoufflée, courbée, exténuée par l'effort qu'elle venait d'accomplir pour arriver jusqu'ici. Il ne bougea pas. Il demeura ainsi sans faire le moindre geste. Elle tenta de bredouiller quelque chose, mais sa bouche refusait de sortir le moindre son. Elle ne pouvait que contempler ce dos fébrile et squelettique qu'elle n'osait approcher. Elle fit un pas, il en fit deux. 
Et la page fut arrachée.

 # Sïana. ©

mercredi 23 octobre 2013

Test.

* 27.03.13


' Pardon.


Even recommençait sans cesse. Sans arrêt. Ses feuilles se perdaient dans ses égards. La panique montait. Doucement... Rien ne l'importait. Rien ne le contrôlait. Ses émotions se multipliaient, grandissaient. Sa peau luisait, ses mains tremblantes le trahissait. Toujours un peu plus. Le danger le frôlait, il était là... tout près. Le silence bourdonnait à ses tempes. Ses cheveux n'étaient plus que des filaments balancés de tous côtés. Ecroulement. Son coeur tambourinait plus fort que les bruits à sa porte. On creusait son trou. On l'attendait. Mais il n'était pas près, non. Personne n'est jamais prêt. Il mourrait de peur... La chaise s'écroula sous le poids de ses fautes. Les murs se rapprochaient un peu plus. Prêt à faire de lui un souvenir. Un ridicule souvenir. Sans cesse, sans arrêt...




' Try.

Une voix résonnait dans le hall.
- Even ?
Un appel. Une aide. Un soutien. Un espoir. Even n'y faisait pas attention... Il n'entendait plus rien. Handicapé par ses erreurs. Il n'était plus là, son esprit était partit. Enterré sous cette herbe qui l'a fait naître. Ses yeux étaient vides, tout comme lui. Il était froid, putain. Mais plus rien n'avait d'importance. Au loin, Adéléha s'égosillait. Elle frappait avec une force qu'elle ne connaissait pas. Elle hurlait à la mort... Aucune réponse. Aucun souffle. Le silence; toujours lui. Profond. Il fait de vous ce qu'il veut. Aujourd'hui, il était meurtrier. La lucidité prenait place mais pas la résignation. Elle cogna encore plus fort. Continuellement. Des marques se formaient sur sa peau. Celles du combat, et de l'acharnement. La porte céda. Elle resta immobile quelques secondes, achevée par les coups qu'elle avait donné. Elle se retint au mur pour ne pas tomber. Telle une ombre traversant la pièce. Ses jambes frémissaient, prêtes à lâcher. Elle ne tenait presque plus debout. Un ouragan est passé, mais pas seulement dans l'appartement.
- Even ?




' End.

Adéléha resta aberrer devant le carnage qui s'offrait à ses yeux. Elle regardait avec minutie chaque recoin, chaque objet mis en miette. Elle chercha Even des yeux.
- Où était-il ? Etait-il... mort ? Suis-je arrivée trop tard ?
Son coeur battait plus vite, prêt à tomber lui aussi. Il semblait vouloir sortir de son corps. Emprisonnée comme elle l'était. Elle tituba, branlante jusqu'à sa chambre. Elle était vide. Le lit était fait, tout était parfaitement bien rangé. Comme d'habitude. La maniaquerie d'Even lui était insupportable. Mais quelle importance ? Elle se dirigea dans la pièce d'à côté. Son bureau si fétiche pour lui. Il en était tellement fier.
- Even ?
Elle avança difficilement avant de trébucher sur quelque chose... Elle perdu l'équilibre, la chute fût violente.
Il gisait là, sans bruit ni contestation. Elle était arrivée trop tard.


# Sïana.
 ( C'est assez vide ce que j'ai écris non... ? )